Le désir féminin
J’écris aujourd’hui, le 17 mai 2026, à propos du désir féminin.
J’avais à peine débuté Les ailes du désir de Wim Wenders que l’envie soudaine d’écrire sur la sexualité féminine m’est venue. C’est en faisant une chose que l’envie pressante, dévorante me vient d’en faire une autre. Comme si soudain, j’étais éprise par une autre force; aspirante et immédiate. Il m’est alors impossible de continuer mon activité initiale. Tandis qu’entre l’idée d’écrire sur un tel sujet et son exécution, se sont à peu près écoulées deux années, c’est seulement en me consacrant au septième art et pas des moins ennuyeux que l’envie d’écrire me revient enfin. Deux années approximativement que les pensées tournent dans mon esprit, et que je finis par oublier. Puis par nature même et profonde du discours et de l’idée tenue et persuadée, qu’elles me reviennent presque par illumination, par évidence.
La sexualité féminine est donc une évidence pour les femmes, mais pas pour les hommes. Elle ne se trouve pas là où les hommes le pensent, elle n’est ni stimulée par les sensations ni par les organes. Le secret de la sexualité féminine réside dans son approche. Dans tout ce qui l’entoure, tout ce qui la met en évidence. Le désir féminin est donc basé sur de l’abstrait. Par conséquent, toute femme est stimulée différemment. C’est son paradoxe, ce qui la complexifie : Les femmes possèdent plus de zones érogènes que les hommes et pourtant, pour parvenir à les faire jouir, il leur suffit d’une seule approche. L’approche dans les mots, dans les gestes. C’est presque intimiste, c’est le summum de l’extase. Pour y parvenir, il faudrait les comprendre. Et c’est une fois qu’elles se sentent comprises, qu’elles se sentent envoutées que l’idée même de les effleurer, parviendrait à les faire jouir.
Une sexualité lente et patiente.
Ce qui ne l’empêche pas d’être rapide.
Le secret ne réside pas dans la technique mais dans l’intelligence, la stratégie. Les femmes jouissent alors par le cerveau avant même de jouir par leurs organes génitaux et ce n’est pas un mythe. Elles chercheraient à fuir leurs pensées dévoratrices et étouffantes pour parvenir l’espace d’un instant à s’évader. Il faudrait que le monde qui les entoure disparaisse, qu’elles ne pensent finalement à rien, excepté l’instant lui-même pour parvenir à leurs fins.